Le syndrome femoro-patellaire peut survenir lorsque l’articulation du genou est surutilisée ou qu’un désalignement s’opère entre la rotule et le fémur, ce qui entraine l’irritation des cartilages du genou. Il s’agit du trouble le plus souvent rencontré chez les athlètes.

En effet, le syndrome peut être déclenché par l’intensification trop brutale d’une activité qui emploie le genou, comme le vélo ou la course, ou par le temps de repos trop mince entre les séances. Une personne amenée à emprunter les escaliers de façon excessive, par exemple, ou à demeurer dans la même position pendant de longues périodes, soit assise ou agenouillée, est également disposée à développer ce syndrome.

Chez les adolescents et les jeunes adultes, c’est souvent la croissance qui cause ce problème. En effet, en s’allongeant, le fémur entraine avec lui les muscles qui l’entourent, soit les quadriceps à l’avant et les ischiojambiers à l’arrière. Or, si les muscles postérieurs et antérieurs de la cuisse ne s’adaptent pas à la même vitesse, il s’ensuit un déséquilibre qui troublera l’alignement la rotule.

Le physiothérapeute est en mesure d’aider à rétablir la situation en identifiant les sources comportementales du problème et en analysant ses causes physiques afin de les traiter. En effet, une analyse globale du corps est capable d’évaluer l’influence sur le genou d’une panoplie de facteurs, comme le manque de souplesse affligeant les ligaments retenant la rotule, l’orientation trop interne ou trop externe des pieds et la courbure de leur arche, la faiblesse des muscles rotateurs des hanches, la largeur des hanches, ainsi que le rapprochement des genoux. Le thérapeute détient donc les clefs d’une efficace remise sur pied!

 »Ils suggèrent plutôt que l’éducation sur la quantification appropriée du stress mécanique en fonction du niveau de symptômes représente le noyau du plan de traitement. »

  • Les exercices sont recommandés afin de réduire la douleur à court, moyen et long terme et d’améliorer la fonction à moyen et long terme
  • Combiner des exercices visant les muscles fessiers et les quadriceps procurerait des effets supérieurs aux exercices visant seulement les quadriceps
  • Les interventions combinées sont recommandées pour réduire la douleur et améliorer la fonction (par exemple: éducation, exercices, taping)
  • Les orthèses plantaires pourraient réduire la douleur, mais seulement à court terme
  • La thérapie manuelle n’est pas recommandée (mobilisations fémoro-patellaires, tibio-fémorales et lombaires)
  • Les agents électro physiques ne sont pas recommandés (ultrasons, courants, laser, etc.)

—–

Source: Physio-Québec, Automne / hiver 2016 volume 43, numéro 2