Il y a plusieurs études qui ont été faites depuis quelques années sur les commotions cérébrales, et notre niveau de compréhension, bien qu’incomplet, continue d’avancer.

Une des dimensions qui demeure incomprise est la notion de choc à la tête n’ayant pas causé de commotion. Plusieurs cerveaux d’athlètes qui ont été étudiés sont ceux de professionnels qui n’auraient pas rapporté de symptômes de commotion cérébrale. Certains de ces cerveaux auraient des signes d’encéphalopathie traumatique chronique (le fameux CTE qui fait couler beaucoup d’encre ces temps-ci). Ce qui n’est pas clair est de savoir si le problème vient d’un mauvais protocole de gestion des commotions cérébrales au moment où ces athlètes pratiquaient le sport, ou si les chocs à la tête légers peuvent causer des problèmes au cerveau (au moment d’écrire ces lignes la tendance est que les chocs à la tête sous-commotionnels peuvent causer des dommages).

Cette situation apporterait au banc des accusés une panoplie d’autres sports en plus du football et du hockey; soccer, ski alpin, vélo, patinette et bien sur tous les sports de combat… Et j’en passe.

En tant que parent, est-ce que cette information devrait nous inquiéter? En tant que père d’un enfant actif et en santé, mon opinion est que non. En fait elle la relativise. Si par le passé les risques de CTE étaient confinés à certains sports (la boxe, le football et le hockey étaient particulièrement pointés du doigt), avec cette nouvelle information, les risques seraient élargis à la pratique de sports impliquants de la vitesse, des risques de chutes et des chocs de tout genre à la tête. Il ne reste plus beaucoup de sports libres de risque. Pas tous les enfants veulent faire de la natation ou de l’athlétisme. Et plusieurs sports d’équipe tombent dans les sports à risque.

Ce qui est important selon moi est le protocole et l’encadrement. S’il y a un problème, je veux savoir que mon enfant sera bien encadré et qu’il ne sera pas renvoyé sur le terrain de jeu, sur la piste, ou dans l’arène sans que les risques de commotion aient été évaluées par du personnel compétent et bien formé. Ironiquement, certains des sports qui sont « à risque » sont ceux qui ont fait le plus d’efforts pour améliorer l’encadrement et le protocole. Ces sports sont parmi ceux ou la pratique serait la plus sécuritaire, pas parce qu’aucun problème existe, mais bien parce que s’il y a un problème l’enfant est retiré rapidement. C’est beaucoup mieux que de laisser notre enfant faire de la patinette dans un parc sans surveillance où rien n’est fait en cas de chute et où on ne peut même pas savoir s’il porte son casque.

Bien sûr chaque parent fait ce qu’il juge comme étant le mieux pour son enfant. Mais je pense que d’avoir un enfant actif et en santé est aussi important que d’être protégé des problèmes et blessures possibles. La meilleure option reste encore de parler à nos enfants pour qu’ils comprennent bien les risques et symptômes d’une blessure à la tête et qu’ils soient en mesure de vous en parler s’ils perçoivent des symptômes. Parce que la réalité est qu’une commotion peut survenir n’importe où et à n’importe quel moment.

Depuis quelques années, s’il y a un sujet de la santé qui a fait couler beaucoup d’encre c’est bien celui des commotions cérébrales. Les sports tels que le hockey et le football ont été particulièrement pointés du doigt, tout particulièrement la NFL qui n’aurait pas été aussi transparente qu’elle aurait pu l’être avec les effets négatifs à long terme et la façon dont les blessures étaient adressées.

Bien que la réalité des sports de contact professionnels soit loin de la majorité de nous, il n’empêche que personne n’est à l’abri des commotions cérébrales, petits ou grands, sédentaires ou actifs. Si vous pensez que vous, ou un de vos proches, puissent avoir subi une commotion cérébrale, le gouvernement du Québec a mis en place un protocole qui est important de suivre

L’ostéopathie peut également aider dans les cas où le diagnostic de commotion aurait été prononcé par un médecin.

Comment l’ostéopathie peut-elle aider?

Elle arrive à activer le flux sanguin à la tête en libérant les blocages et les tensions que l’impact aurait produites (ou des blocages antérieurs à l’impact). Grâce à cette approche le sang circule plus librement, facilitant et accélérant le processus de guérison. Des signes et des symptômes comme les maux de tête, la sensation de brouillard, la perte de mémoire à court, moyen, ou long terme, la fatigue, et les problèmes de concentration peuvent être améliorés avec l’ostéopathie. De plus, le diplômé en ostéopathie pourra traiter les conséquences périphériques d’une commotion, problème de cou, problème de douleur musculaire, etc.

Si vous pensez avoir subi une commotion cérébrale, vous devez arrêter immédiatement votre activité et voir un médecin. Par la suite, votre diplômé en ostéopathie peut vous aider à retrouver un niveau fonctionnel le plus rapidement possible.

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