Maux de dos & Ostéopathie

Cas vécu

Un électricien consulte pour des douleurs qui se situent au niveau de la région dorsolombaire, le long de la douzième côte et au niveau de la crête iliaques gauches. Les malaises durent depuis 6 semaines. Il a déjà eu des douleurs similaires qui se résorbaient facilement, mais cette fois-ci, la douleur persiste et se déplace vers la face antérieure de la cuisse gauche.

Lors de notre questionnaire, nous avons appris ceci:
– Une chute sur les pieds d’un échafaudage l’hiver dernier qui avait occasionnée une douleur à la région lombaire qui avait été traitée en physiothérapie avec peu de succès;
– Une bronchite sévère en novembre 2011;
– Des douleurs à répétition à la région dorsolombaire depuis plusieurs années;
– Une sciatalgie du côté gauche occasionnelle due à une protrusion discale au niveau des vertèbres lombaires L4-L5, qui a débuté en 2003, qui a été soulagée grâce à la physiothérapie;
– Un stress qui est associé à son travail et à sa vie de famille;
– Une douleur au genou gauche inconstante depuis quelques mois.

Lors de notre évaluation objective nous avons pris connaissance des problèmes suivants :
– Compaction au niveau des vertèbres L5/S1;
– Une mobilité réduite du sacrum;
– Une rigidité de la charnière dorso-lombaire;
– Une mobilité réduite de la coupole gauche du diaphragme;
– Les piliers du diaphragme réduits;
– Un spasme marqué des psoas;
– Un cul-de-sac postérieur et inférieur gauches tendus;
– Une ptose au 2ième degré du rein gauche et au 1er degré du rein droit;
– Une compaction de l’occiput sur C1.

Quel est l’objectif premier de l’ostéopathie?

En ostéopathie, l’objectif premier est d’aider le corps à s’auto-guérir. Dans notre cas particulier, certaines compressions ont été perçues au niveau cranio-cervical (occiput et C1) et lombo-sacré (L5-S1) probablement dues à la chute de l’échafaudage. Des manipulations visant à augmenter la mobilité de ces régions sont pratiquées afin de rétablir le rythme optimal craniosacré, la mobilité de la dure-mère, celle du sacrum et de l’occiput.

Également, comme les reins utilisent les piliers diaphragmatiques et les psoas pour effectuer leurs mouvements et que nous avons décelé des problèmes à ce niveau, il est important de les traiter. La ptose du rein gauche est aphysiologique et contribue directement à la douleur et à la tension de la région dorsolombaire ainsi qu’à la douleur de la 12ième côte et de la face antérieure de la cuisse gauche. Les ptoses sont attribuables à la toux fréquentes lors de l’épisode de bronchite et aussi, à la chute de l’échafaudage. De plus, la dysfonction du cul-de-sac semble aussi affecter le diaphragme et la tension de la jonction dorsolombaire, du psoas et du rein gauche causée par la bronchite de novembre dernier.

Il est important de traiter toutes ces structures même si la douleur dorsolombaire était déjà présente, ces facteurs semblent ralentir le processus normal de guérison. Des exercices d’étirements du psoas sont aussi enseignés à cet homme afin d’entretenir une bonne mobilité de la hanche et du rachis lombaire.